Pensez Yogi

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Rond ou carré ?  

Nous sommes tous conditionnés par notre éducation qui repose sur des fondements idéologiques (philosophiques, religieux, politiques, historiques, culturels, …) – un conditionnement de masse qui décidera de notre façon de penser mais aussi de notre façon de vivre. Dès l’enfance nous ne pouvons échapper à cette fatalité qui contrôlera nos opinions et notre comportement. Adultes encore, la société nous « dirige » à travers un système imposé par la fonction sociale, par la consommation et l’outrance capitaliste, cette invasion de l’image aussi et de l’idéal superficiel,  – duquel découle l’invasion du spirituel religieux pour contrer le manque de valeur.

En Occident, la rationalisme s’impose à travers les systèmes de pensée cartésien – je pense donc je suis – et manichéen – l’individu ou l’acte n’est que bon ou mauvais -, qui repose sur un modèle « carré ». Tout repose sur des principes admis et où l’autorité de la conscience et de la raison opposent et catégorisent chaque vérité.

En orient la pensée repose sur un concept plutôt « rond », à l’image du yin & yang où l’opposition n’est jamais permanente, où la raison n’a pas lieu d’être car tout est fluide et changeant. Comme les doshas dans l’Ayurvéda, tout est habité par des énergies qui ne sont jamais figées, rien ne rentre dans des cases car rien ne reste en l’état et chaque individu peut être tout et son contraire à la fois.

C’est vers cette ouverture d’esprit, cette proposition de reconsidérer le monde, à commencer par soi-même, qu’il faut tendre pour mieux comprendre le yoga et ainsi l’intégrer.

Voici deux exemples pour illustrer mon propros …

Ganesha, Ganapati, Vinayaka, …, ou la vérité unique

En ces jours de Ganesha Chaturthi, où on fête la naissance du Dieu à tête d’éléphant, intéressons-nous justement à cet évènement particulier : la création d’un dieu hybride, mi-homme mi-éléphant. Dans l’hindouisme, les histoires des dieux se transmettent à l’oral depuis des millénaires, ainsi l’absence d’écrit n’authentifie rien – mis à part l’épopée de Rama et quelques passages de certains dieux comme Krishna dans le Mahabharata. Ceci à l’inverse des religions islamo-judéo-chrétienne et du bouddhiste, toutes issues du jaïnisme, courant religieux moralisateur apparu après l’hindouisme, et qui reposent sur des écrits afin d’imposer une vérité unique à l’occidentale (bible, coran, torah, …). 

Petit aparté – je vous conseille ici de lire les ouvrages du théologiste Alain Daniélou, son livre Shiva Dyonisos par exemple, afin d’apprendre que l’ouverture de la mer par Moïse s’est fait avant lui par Krishna bébé, ou encore que le boeuf dans la crèche, qui n’a rien à faire là, est une mauvaise interprétation de la vache sacrée –

Ainsi il existe de nombreuses versions sur la naissance de Ganesh – il perd sa tête coupée par le trident de shiva alors qu’il gardait la porte des appartements de Parvati (sa mère qui l’a conçu) ou encore c’est le dieu du feu Agni qui se serait trop penché sur son berceau et ainsi lui aurait brûlé sa tête. Un groupe d’hindous pourraient vous donner chacun sa version,  jusqu’à une vingtaine, sans pour autant tomber dans une forme de colère ou d’affrontement. Il n’y a pas de vérité unique. 

Il est en de même dans une pratique de yoga, les postures (asanas) ont de nombreuses variations, et mis à part si il y a un risque de blessure, rien ne justifie l’interdiction d’une déclinaison, car tout peut changer, évoluer.

Ganesha a de nombreux autres noms (centaines, voir milliers) aux différentes significations (Ganapati, le roi des ganas, Vinayaka, le destructeur d’obstacles, Gajakarna, le seigneur aux oreilles d’éléphants, …). Selon la forme de yoga (hatha, ashtanga, …) certaines postures ont elles aussi différents noms en sanskrit et en interprétations linguistiques modernes. 

Ne figez pas votre pratique, ne l’enfermez pas dans cette mentalité occidentale qui vous pousse à croire que VOUS détenez la vérité unique quand les autres ont torts. Il n’y a pas de raison, juste des points de vues différents, convergents ou divergents. 

Virabhadra, ou le principe manichéen

Je l’ai déjà expliqué sur un précédent post, mais j’y reviens comme je le fais souvent dans mes cours : attention à ne pas considérer le yoga à travers des influences manichéennes.

Je reviens sur cet exemple de Virabhadra, traduit par « warrior/guerrier ». Ces postures très connues et pratiquées dans tous les yogas ne trouvent pas leur origine dans un guerrier combattant mais dans à travers une veine plus maléfique, Virabhadra voulant dire l’épouvantable, étant la version terrifiante de Shiva, sous sa forme « Dieu Vengeur ». Il apparait dans le feu (virabhadrasana I), puis s’adresse à la foule (virabhadrasana II) et enfin puni en se penchant sur celui à punir (virabhadrasana III).

Le yoga en Europe est en partie un yoga « nettoyé » passé par les Etats-Unis et donc formaté par une conception judéo-chrétienne américaine qui détruit toute la part mystique et ésotérique originel de l’Inde et l’Hindouisme. Cela est d’autant plus véhiculé par ce capitalisme ambiant des marques en tout genre (vêtements, tapis, boissons et autres bio-aliment sans sucre booster détox etc …) à coup de publicités à travers des gamines anorexiques fraiches, zens et souriantes. 

Hors le yoga : oui ça fait mal donc on ne reste pas souriant, oui on transpire donc on ne reste pas frais, oui on peut en faire même si on est en surpoids ou si on n’est pas souple, oui votre pratique ne sera pas meilleure avec des fringues plus chers et chics, oui si vous buvez de l’eau c’est déjà très bien, … par contre investissez dans un bon tapis 😉

A l’image des mythologie hindous, de cette mystique en lien avec la nature, il y a des parts de lumières et d’ombres. Il faut accepter ces deux parties en comprenant qu’elles sont indissociables, en interaction. Comme dans votre corps, ce microcosme intérieur. Il y a une forme de sacrifice, à travers la douleur d’une pratique, mais il y a aussi une dimension salvatrice forte en retour – les gens atteints de pathologies lourdes ou d’handicap le savent bien.

Il faut parfois du temps, une expérience, une maturité qui passe par un contraste constant de bonheurs et de désarrois pour accepter. Ne rejetez pas la part d’ombre, car la part de lumière qui en découle est plus grande encore – l’effort est souvent récompenser, d’une façon ou d’une autre, même si le concept de justice dans la vie n’existe pas.

Méditations de re/dé- conditionnement. 

Je vous propose trois méditations en pleine conscience :

1 – Considérer votre place à travers cet extrait vidéo de Krishnamurti. Visionnez-le, puis laissez-vous aller à la réflexion que ces propos vous procure. 

2 – Considérer les failles pour les réparer à travers les 5 blessures selon  Lise Bourbeau : Trahison – Rejet – Abandon – Humiliation – Injustice.
Ces souffrances souvent éprouvées dans l’enfance ou l’adolescence, nous empêchent d’être nous-mêmes.

Méditez sur chacun de ces mots en reconsidérant chaque évènement rattaché, en les revivant, en les ressentant afin de pardonner ou de condamner, mais surtout de pouvoir comprendre et passer outre. Compassion pour les autres ou pour soi-même, tentez de vous libérez.

3 – Un guru yogi a prononcé ces mots : « L’occident s’est construit sur le matériel quand l’orient s’est construit sur le spirituel. Aujourd’hui chaque côté convoite l’autre et on voit l’occident s’ouvrir aux spiritualités orientales (yoga, hindouisme, arts martiaux, …) tandis que l’orient se réfugie dans un matérialisme effréné et immodéré. Dans cette mise en balance, il est intéressant de considérer le moment où tout sera à équilibre égal, que se passera-t-il alors ? »

Quelle est votre part de matérialiste et celle plus spirituelle ? Que faites-vous pour travailler sur ces deux parts dans votre vie, pour les diminuer ou les augmenter ? Que vous apportent-elles ? Que pourriez-vous faire pour amener plus d’équilibre encore en vous ?

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Purifier par le Souffle

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Du souffle à l’âme

Esprit et Respirer ont les mêmes racines étymologiques – spiro en latin et pneuma en grecque, qui signifient « souffle » mais aussi « neutre ». Ces deux racines donneront des mots comme esprit, spirituel, respirer, poumon, pulmonaire.

Dans la Grèce Antique, on considérait la respiration comme le lien entre le corps et l’âme. En échange avec l’Indus par la voie greco-bouddhiste, les grecs appelaient d’ailleurs le yoga : la sagesse du souffle. Base incontestée de toutes les spiritualités orientales de l’Inde à la Chine, et techniques qui en découlent comme yoga ou arts martiaux, le pouvoir de la respiration n’est pas juste « la vie » comme on dit parfois de façon bêtement évidente en occident, mais une « possible qualité supérieure de vie ».

Il ne faudrait donc pas juste respirer, mais « bien respirer ». 

Une qualité de vie possible ignorée ou négligée

Quand on parle de biens vitaux à l’homme, la plupart des gens répondent : l’eau, la nourriture ou le sommeil – les plus romantiques, l’amour. Nous oublions souvent notre bien le plus précieux, le souffle, car nécessaire à la vie (et même survie) et ce de façon permanente, presque discontinue. IL est notre plus fidèle ami, s’animant à notre naissance et s’évanouissant à notre départ – « tant que le souffle est là, je ne suis pas seul(e) ».

La faute est souvent dû à notre conditionnement, quand on apprend à marcher ou à tenir une fourchette, on considère le principe de la respiration comme une chose innée à la naissance et non à acquérir.

L’autre faute vient de notre nature humaine elle-même. Nous respirons sans y penser, on appelle ça une fonction végétative, et pourtant respirer est la seule fonction vitale qui dépend du système neuro-végétatif et que l’on peut maîtriser.

Nous devons donc porter plus d’importance à notre respiration, reconsidérer cet acte qui nous accompagne tout au long de notre existence. Dans de nombreux courants spirituels et/ou religieux (bouddhisme, hindouisme, certains arts martiaux, …), on ne mesure pas la vie d’un être en années ou mois ou jours, mais en nombre de respirations. Ainsi celui qui respire lentement vieillira moins vite – et la médecine moderne donne raison à cette idée : celui qui respire lentement, entretient un coeur d’une plus grande longévité. Il en est de même pour la qualité de tous les systèmes (nerveux, endocrinien, musculaire, …).

Comprendre sa respiration

Le mécanisme de la respiration – qu’on nomme communément « ventilation pulmonaire » pour éviter la confusion avec l’inhalation des odeurs – dès lors qu’il est compris nous permet d’en réaliser l’importance et une partie des bienfaits. Voici succinctement, une petite leçon à retenir :

La respiration est le mécanisme d’inhaler et d’exhaler de l’air. L’inspiration et l’expiration sont les états en mouvance, auxquels est opposé l’apnée, dès lors que ce mouvement est bloqué, on parle alors de rétention poumons pleins ou poumons vides.

L’air sur notre planète est composé de 78% de diazote, 21% de dioxygène et un 1% de gaz divers (dioxyde de carbone, méthane, argon, néon, krypton et xénon).

L’être humain à travers la respiration ne retient aucun pourcentage d’azote, et sur les 21% de dioxygène inspirés, il en rejette 16,5% et transforme les 4,5% restants en dioxyde de carbone. Pour vulgariser :

Air inspiré : 78% diazote / 21% dioxygène / 0,01% de dioxyde de carbone
Air expiré : 78% diazote / 16,5% dioxygène / 4,5% de dioxyde de carbone

Ainsi nous n’utilisons qu’un peu peu plus de 20% de l’oxygène inhalé, qui dans l’organisme se charge de carbone : O2 + C = CO2.

Ce carbone n’est que toxines. Cet amas de résidus – nutriments (glucides, lipides, protides) brûlés – est rejeté par les organes dans le sang qui va le transporter jusqu’aux poumons pour qu’ils s’en débarrassent sous forme gazeuse. On comprend alors ici, que le mécanisme de la respiration permet l’entrée d’oxygène pour en faire ressortir les toxines carbones – respirer est donc un « acte détox » avant tout

Avant de vouloir à tout prix « manger détox »,
ne faudrait-il pas avoir conscience de « respirer détox » ?

Respiro – Physio et Psycho

De façon physiologique, respirer régule la circulation sanguine et le système nerveux. Une mauvaise respiration – souvent trop rapide ou saccadée – va impliquer, et parfois dès les premières années de vie, l’accroissement des états de nervosité, et aussi de façon insidieuse être la source de certains cancers et/ou problèmes cardiovasculaires graves et irréversibles.

Beaucoup moins insidieux : l’aspect psychologique. Souffle et état émotionnel sont les deux faces d’une même pièce – la vie psychique influe sur la respiration, la respiration influe sur la vie psychique.
De nombreuses recherches l’ont démontré : les individus sujets à des angoisses, voient la fréquence respiratoire s’accélérer et s’amplifier. Ce qui entraine lentement une augmentation de dioxyde de carbone dans l’organisme, et sur le long terme des changements de comportement, voir des addictions, ou encore des modifications profondes de la personnalité.

Il n’est pas anodin si sous la pression ou l’anxiété, on se met à inspirer profondément, puis expirer de même. On tente alors d’éliminer encore plus de dioxyde de carbone, de toxines.

C’est là alors que tout prend sens et intérêt : le stress ou la peur, tous ces sentiments négatifs ne sont pas juste des effets vaporeux de notre mental, ce sont de façon matérielle, dans notre corps, la création et accumulation de toxines. 

Re-considérer – se Re-conditionner – Re-spirer 

Tenter de travailler tout d’abord sur son plan émotionnel – reconsidérer sa propre condition humaine et identifier ses failles, ces souffrances d’enfance, les sources d’anxiété et tenter de relativiser.
Refuser toute autorité sur soi venant d’un autre – « je suis ma propre flamme, mon propre temple », revoir ses habitudes, se reconditionner en mettant en doute ses certitudes et ses acquis, apprendre l’humilité, tout en étant curieux, en essayant de comprendre d’autres façons de vivre et de penser. (lisez du Krishnamurti, maître de l’anti-conditionnement)

Re-spirer avec les exercices de souffle (pranayamas) et les techniques de méditation (dhyana) qui sont de bons outils pour s’extraire aussi d’une société de consommation, de surenchère, de compétition, qui pousse les individus à n’être que des âmes vides attisés par le matérialisme et la superficialité. A travers le stress et les tensions, il faut être avant tout productif, consommateur et du coup en proie à des sentiments négatifs comme l’envie, la colère, sans oublier cette illusoire estime de soi qui passe par l’égo.

Cette vie moderne modifie le physio (soma) et le psycho (mental), ainsi tout notre métabolisme et la respiration avec lui change peu à peu, entrainant une mauvaise oxygénation de l’organisme et une élimination insuffisante des déchets gazeux. Voici trois techniques pour tenter d’y palier : 

1 – Kapalabhati

En sanskrit, «Kapala» signifie «crâne» et «Bhati» signifie «faire briller», «nettoyer». On le traduit littéralement par «nettoyage du crâne».  «Crâne  » désigne ici les conduits de l’air dans la tête : les narines, les cornets du nez et les autres passages de l’air. C’est le seul exercice qui est considéré à la fois comme un Kriya (nettoyage interne) et pranayama (exercice de souffle).

Les bienfaits sont nombreux  : Rejet de l’air résiduel des poumons (air vicié) et CO2 en premier lieu / Activation de la circulation sanguine: le diaphragme procure un massage de toute la région cardiaque et abdominale / Entretien de la souplesse du tissu pulmonaire, de la mobilité du diaphragme et de la sangle abdominale / Tonification et apaisement du système nerveux neurovégétatif / Fortifie le foie, la rate, le pancréas et les muscles abdominaux / Dégage les sinus, rafraîchit les yeux / Stimule la glande thyroïde / …

Pratique : Posture assise. Inspiration lente et profonde par le nez, puis expirations successives rapides et fortes par à-coups, grâce à une forte contraction du diaphragme, par la bouche ou par le nez (les deux sont admis). Attention à bien contracter, puis relâcher ce diaphragme. Si vous restez dans un état de contraction constante avec une intensité forte et moins forte, vous allez vite vous épuisez et du coup devoir arrêter par épuisement rapide.
Vous pouvez poser votre main sur votre ventre, sentir ici que le ventre rentre puis se relâche, la sangle abdominale pouvant s’engager, même si c’est le diaphragme qui travaille normalement seul. Attention à bien faire des contractions fortes, entrecoupées de relâchements du ventre. Les expirations doivent être fortes et sonores, rapides et énergiques, sans être entrecoupées d’inspiration. Le travail avec le diaphragme doit vous donner l’impression de spasmes. Faire une série de 10 expirations, puis 20 expirations, puis 30, voir 40, puis adoptez la position de repos, couché sur le dos.

2 – Ujjayi Purifiant

« Ujjayi » en sanskrit signifie « victorieux ». Cette technique reste LA respiration des pratiquants de l’Ashtanga Yoga. Le principe est simple mais pas toujours facile d’accès, il consiste à une contraction dans la gorge, la glotte est légèrement fermée, créant un doux sifflement en fond de gorge à l’inspire et expire, pareil à un ronflement. 
Pour y arriver, faites comme si vous vouliez faire de la buée sur une vitre, vous allez alors contracter le fond de gorge et expirer par la bouche. Répéter cette expiration en fermant tout doucement la bouche et en expirant par le nez, tout en gardant cette contraction de la gorge.

Bienfaits : la contraction de la gorge, qui comprime le passage de l’air de le chauffer, et cette chaleur entraînant avec elle des toxines, purifie l’organisme.

Pratique : Posture assise. Appliquez la contraction de la gorge de la respiration Ujjayi avec les inspirations profondes, faites des expirations normales sans contraction par les deux narines, les yeux fermés dans un état méditatif à l’écoute du souffle (la respiration sonorisée permet de se concentrer dessus).
Dans un second temps, il est possible d’y ajouter à l’expire uniquement une pression du doigt sur une narine : si vous pressez la droite, l’expiration se fait par la narine gauche (narine du froid, Chandra, la lune) pour rafraîchir, si vous pressez la gauche, l’expiration se fait par la narine droite (narine du chaud, Sûrya, le soleil) pour réchauffer.
Faites 10 à 20 respirations, puis adoptez la position de repos, couché sur le dos.

3 – Bhastrika

En sanskrit, « Bhastrika » signifie « soufflet de forge ». C’est la subtile combinaison de Kapalabhati et Ujjayi. Les bienfaits sont ici les même que ces deux exercices précédents.

Pratique : Inspirer en Ujjayi, gorge serrée, puis faire des expirations successives avec le diaphragme, toujours la gorge serrée. Après une dizaine d’expirations, reprenez une inspiration. Faites deux à cinq séries (1 inspire + 10 expires)

Ces trois pratiques sont très puissantes, donc à faire lentement pour commencer. Si, dans chacun de ces exercices la tête vous tourne, arrêtez et allongez vous, vous venez juste de sur-oxygéner votre corps.

Bon détox ! Bonne purification respiratoire à tous !