La Force du Sommeil

Non classé

extrait de mon livre Ma Leçon De Méditation
aux Editions Eyrolles – isbn 2212558627

1 – Méditation et  Sommeil

Méditation et sommeil ont beaucoup en commun, au point que certains considèrent le sommeil comme une forme de méditation sans support. Ils sont aussi étroitement liés : la méditation apporte le calme qui aide à dormir, le sommeil apporte le repos sans lequel la méditation, ni aucune autre activité cérébrale, ne serait possible.

 

Tout comme la méditation, le sommeil entretient un lien étroit avec l’ésotérisme, d’ailleurs souvent sur les mêmes idées – voyages astraux, ouvertures sur dimensions parallèles, … – et d’un point de vue médical, le repos du cerveau et donc du métabolisme les rapprochent également. Cependant la méditation ne peut pas remplacer le sommeil – et voici pourquoi :

A – Généralités

Le sommeil, état du somnus – venant du latin sopnos dont l’équivalent grecque hypnos, dieux du sommeil, père de Morphée -, opposé à l’éveil, état du vigil – racine latine qui signifie attentif, donnant le mot vigilant.

Aujourd’hui, nous savons que le sommeil n’est pas juste un état de mise en veille de nos activités mentale et physique, c’est un véritable état second de tout notre être. Les recherches nous montrent que nous passons par différents stades bien précis et dans un ordre immuable, ceux-ci accompagnés de modifications physiologiques importantes à tous les niveaux : phases d’activité du cerveau, rythme cardiaque et respiratoire, température, sécrétions hormonales, …

L’homme dort en moyenne sept à huit heures, dont 10% de la population mondiale étant ce qu’on appelle « les gros dormeurs » avec un besoin de dormir neuf à dix heures, et 5 % étant des « petits dormeurs » qui se sentiront bien malgré cinq à six heures de sommeil. En matière d’équivalence de récupération à la durée du sommeil, il n’y a donc pas de « norme », seul l’individu ressent ce besoin. Des études ont montré que c’est à la fois notre génétique, mais aussi notre enfance et notre adolescence qui vont influencer sur ce besoin.

Lors du sommeil, il a été constaté d’après différentes études une série de processus physiologiques et biochimiques qui engendrent :

– la consolidation des acquis, intégration des expériences émotionnelles et favorise la mémorisation par le cerveau

– la diminution de l’activité cérébrale dans les régions qui gèrent les émotions, la prise de décision et la socialisation, qui a pour conséquence l’élimination du stress

– le renforcement des liaisons entre les cellules nerveuses

– la réparation (cicatrisation) et renouvellement de la peau, due à la division cellulaire de l’épiderme

– la réparation (en cas de fractures par exemple) et renouvellement du squelette

– la réparation des tissus et ainsi que le renforcement de la structure des muscles

– l’élimination des toxines dans les systèmes endocriniens, respiratoires et cardiovasculaires

– l’activation et régénérescence du système immunitaire, d’où ce besoin de dormir en cas de maladie infectieuse

Il a été constaté chez certains insomniaques chroniques, des dégénérescences importantes, voir la mort. Le sommeil, tout comme l’eau, l’air et la nourriture, nous est donc vital et nécessaire à une bonne santé.

B – Sommeil lent, léger, profond et paradoxal

Quand nous nous endormons, nous rentrons dans des phases de sommeil lent (SL), entrecoupés d’un autre type de sommeil qui ne représente que 25 % de notre sommeil total, appelé sommeil paradoxal ou REM (rapid eye movement) pendant lequel l’œil bouge, moment où notre cerveau s’adonne aux rêves.

Notre sommeil lent se compose en quatre stades – les deux premiers (SL1 et SL2) sont appelés sommeil léger et les deux derniers (SL3 et SL4) le sommeil profond.

Les études faites avec hypnogramme, machine faisant des tracés selon l’activité cérébrale, montrent qu’un cycle de sommeil dure entre 90 et 120 minutes. Ils sont composés de vagues :

Deux cycles : SL1–SL2–SL3–SL4–SL3–SL2–SL1–REM–SL1–SL2–SL3–SL4–SL3-SL2-SL1-REM-

Nous avons quatre à cinq cycles par nuit. En début de nuit, le sommeil profond (SL3 et SL4) est plus prononcé et sa durée proportionnelle semble la même pour tous, qu’on dorme cinq ou dix heures, le reste étant plus de sommeil léger. En fin de nuit, c’est le sommeil paradoxal (REM), celui des rêves, devient le plus important.

Plus le sommeil intervient tôt dans la soirée et plus il est récupérateur, des études de chronobiologie montrent que le sommeil est favorable entre 20h et 9h00 et de 12h à 14h pour sieste, les périodes propices à l’activité physique et intellectuelle étant de 10h00 à 11h30 et de 15h à 21h. L’heure du coucher influence sur la qualité et la quantité de sommeil.

C – Quand l’ésotérisme rattrape la science

Du mystère des rêves à celui de la régénération du corps par le sommeil, en passant par les interprétations possibles de ce qui se passe dans notre cerveau quand on dort : la science a bien du mal à répondre. Là où la science échoue, l’ésotérisme prospère …

Le sommeil paradoxal n’a été découvert qu’en 1953, par Nathaniel Kleitman et Eugène Aserinsky. C’est eux-mêmes qui ont déterminés que cette phase était celle des rêves, observant les mouvements oculaires rapides, réveillant alors la personne pour lui demander si elle rêvait – près de 95% des sujets répondaient positivement.

Cependant certaines études ont prouvé depuis que les rêves interviennent également en phase de sommeil lent. La construction du rêve, ses causes, ses fonctions, … il y a quelques hypothèses, mais cependant nous sommes encore aujourd’hui dans l’ignorance quasi-totale.

Les interprétations psychanalytiques sont nombreuses et ont d’ailleurs donné le concept de l’interprétation des rêves, où tout se prête à analyse pour comprendre le conscient et l’inconscient. Si cette veine tente à « rationnaliser » le rêve, le monde ésotérique lui préfère y voir le souvenir de voyages astraux dans des mondes parallèles.

Il en est de même pour l’activité de notre cerveau lors du sommeil : que fait-il réellement ? Nous savons qu’il devient une espèce de zone autonome temporaire, comme si il se refermait sur lui-même, sans pour autant se couper du monde, puisque même dans les stades profonds, on sait qu’un stimulus suffisamment fort est perceptible par le cerveau et commander à l’individu de se réveiller.

Enfin, nous savons que nous « récupérons » pendant le sommeil. Nous nous régénérons – mais comment ? Le processus de régénération est constaté en tout point, le corps se « répare » et reconstitue son potentiel énergétique, mais on ne sait pas « comment ». Le principe de régénération n’a pas trouvé d’explication scientifique. Là encore l’ésotérisme n’hésite pas à prétendre que l’âme part « ailleurs » pour revenir nourrie.

si vous voulez vous procurer ce livre, cliquez ici :

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s