SWARA YOGA – chapitre II

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CHAPITRE 2 – Observez !

Le Swara Yoga est une science d’observation de sa respiration, d’interprétation du comportement et d’exercices (pranayamas) pour contrôler son corps et son esprit. Elle repose sur un concept très simple et attesté par les résultats de la médecine moderne (très rarement en accord avec les médecines dites alternatives).

Définition & Histoire

Swara en sanskrit signifie son ou vibration.

Les racines du Swara Yoga proviennent des civilisations indiennes anciennes, juste avant la période védique, il y a plus de cinq mille ans. Caché depuis des siècles, il était considéré comme une science sacrée, seulement pratiqué par des érudits brahmanes qui se le sont transmis de génération en génération.

Héritage direct de la science du Tantra, auquel on prête des pouvoirs surnaturels et souvent en rapprochement avec la sexualité (le concept de la Kundalini vient de là aussi), le Swara Yoga alors « caché » ne fut transmis qu’à des initiés. Cette pratique ancestrale a été mise en pleine lumière par Paramahamsa Satyananda il y a quelques décennies, entretenue aujourd’hui par Paramahamsa Niranjanananda et leur Bihar School of Yoga, aux pieds de l’Himalaya.

Concept

Il est toujours intrigant, et cela peut rendre même admiratif, de voir que des civilisations aussi anciennes ont mis en lumière des faits que la science actuelle touche du doigt, grâce au scanner et à la neuroscience.

Pour faire simple, le concept du Swara Yoga repose sur trois faits :

1 – notre cerveau est composé de deux hémisphères aux rôles distincts :

Conception Hémisphère Gauche Hémisphère Droite

Swara Yoga

PRANA, la force vitale

reliée aux 5 organes d’action :
parole, mains, pieds, organes sexuel, urinaire et excrétoire

CHITTA, la force mentale

reliée aux 5 organes des sens :
yeux, nez, langue,
oreilles et peau

Science Moderne

Partie « Active »

Reliée au langage, à la logique, à l’effort, à la mémoire auditive

Partie « Réceptive »

Reliée à l’émotion, à l’intuition, la créativité, à la mémoire visuelle

2 – les hémisphères de notre cerveau sont reliés « en tir croisé » à chacun des côté de notre corps : notre hémisphère gauche est relié au côté droit du corps, et donc à notre narine droite, vice versa, notre hémisphère droit est relié au côté gauche du corps, et donc à notre narine gauche.

3 – la plupart du temps, nous ne respirons jamais avec la même intensité des deux narines, il y a toujours un flux d’air dominant. Toutes les soixante à quatre-vingt minutes, soit 24 à 18 fois par jour, cette dominante respiratoire change de narine et donc de côté. Important d’ajouter ici que pendant chaque transition, il y a une courte période d’égalité entre les narines.

DONC selon le Swara Yoga, dans un esprit d’harmonie du corps, les narines agissent donc comme des interrupteurs cérébraux qui influencent les activités corporelles.

Il considère trois swaras disctincts :

1 – Respiration dominante de la narine droite (Phase active)
– le côté droit du corps, la partie solaire, nadi pingala
– l’hémisphère gauche du cerveau qui contrôle la force vitale, le prana

2 – Respiration dominante de la narine gauche (Phase réceptive)
– le côté gauche du corps, la partie lunaire, nadi ida
– l’hémisphère droit du cerveau qui contrôle le mental émotionnel, chitta

3 – Respiration égale sur les deux narines (Phase d’équilibre)
– union des deux côtés du corps, nadi sushumna
– union des deux hémisphères du cerveau qui contrôle l’âme, l’âtman

Cette phase d’équilibre est propice à la concentration et à la méditation. 

Observation 

Il faut donc dans un premier temps observer sa respiration, examiner quelle narine est dominante afin de savoir si on est dans un cycle d’action physique ou plutôt de réception émotionnelle.

Pour se faire, c’est très simple, il vous faut expirer à tout de rôle par chaque narine en bouchant préalablement l’autre : vous entendrez qu’un est plus grave, et l’autre plus aigu. Le son grave est la dominante dû au conduit plus ouvert et dilaté, l’aigu est dû au conduit plus fermé. 

Une autre technique moins facile : vous pouvez aussi soufflez avec le nez dans votre paume de mains ou sur le doigt afin de sentir d’où l’air sort le plus et d’en conclure ainsi la narine dominante. 

N’hésitez pas à observer cette respiration n’importe quand – au réveil, dans la journée, …  – pour vérifier sur quel cycle vous êtes et ainsi comprendre voir anticiper votre comportement – par exemple, les moments où on a tendance à se laisser aller  la colère, on est sur l’hémisphère droit (l’émotion) et donc en dominante sur narine gauche. 

Conclusion 

Vous ne respirez pas bêtement. Jamais. Rien n’est lié au hasard, ou si peu. Votre corps agit et interagit sans cesse, sans même que vous vous en aperceviez. Il vous appartient aujourd’hui d’être plus à son écoute par l’observation de votre swara, en attendant le troisième et dernier chapitre qui vous donnera les clefs pour le contrôler.

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